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Relation toxique ou saine et si on arrêtait de séparer au départ ?

Je me faisais la réflexion ce matin sur le fait de penser le mot “toxique” ou “saine” sur la relation bien avant la rencontre, ça peut devenir une armure. On catalogue, on sépare d’entrée alors que le liant d’une relation à l’origine clest l’amour.


Une façon de se rassurer de je vais repérer vite cela, ainsi je ne me ferai plus avoir. Sauf qu’à force de vouloir détecter le danger, on peut entrer dans le lien déjà en vigilance.


Et la vigilance crée de la distance. Pas forcément visible, mais subtile :

• on observe plus qu’on ne ressent,

• on analyse plus qu’on ne vit,

• on teste plus qu’on ne se livre.


Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas discerner. Il y a des comportements objectivement destructeurs (triade noire) et là il ne s’agit pas de philosophie, il s’agit de sécurité.


Mais dans la majorité des relations ordinaires, on est plutôt face à deux systèmes blessés qui essaient de s’aimer avec leurs stratégies de survie.


Si on sort du binaire “toxique / sain”, on peut regarder autrement :

• Est-ce que cette personne est capable de remise en question ?

• Est-ce qu’elle peut entendre quand je dis que ça me fait mal ?

• Est-ce que moi je peux rester ouverte sans me trahir ?


Une relation ne devient pas sécurisante parce qu’elle est “saine” par nature. Elle le devient parce que les deux choisissent de « travailler » pour qu’elle le soit.


Quand on entre en lien avec l’idée qu’on devra se protéger, on ne s’engage jamais totalement. On garde une porte entrouverte. Ça se sent. On se protège, toujours en lien avec le passé. Mais l’autre extrême est tout aussi dangereux : entrer sans discernement.


La vraie maturité, ce n’est ni l’hyper-vigilance ni la naïveté. C’est la capacité à dire Je m’ouvre. Je regarde. Et si ça dérape, je saurai me retirer.


Ce n’est plus une protection défensive. C’est une confiance en soi.


Et peut-être que le vrai critère n’est pas “cette relation est-elle toxique ou saine ?” Mais plutôt :

Est-ce que nous sommes deux adultes capables de co-créer quelque chose de conscient ?


Ça change le regard.

Et ça redonne du pouvoir sans fermer le cœur. S’occuper chacun d’accueillir ses blessures c’est s’engager déjà face à soi-même. C’est s’assumer et prendre ses responsabilités au lieu de les faire porter à l’autre. Chacun sa merde comme dirait-on. On choisit souvent la fuite de notre profondeur, ressentir moins, s’ouvrir moins, partager moins alors qu’à chaque fois on devrait vraiment recommencer à zéro.


Image soulboundx Instagram



 
 
 

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