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Sécurité intérieure VS sécurité relationnelle

On va replacer l’église au milieu du village et parler de sécurité émotionnelle et de sécurité relationnelle. Beaucoup confonde sécurité propre avec le fait « de ne pas faire de vagues », « de se contenir », en résumé d’être tolérant à tout. Être fort c’est être stable, c’est être sécure. Alors qu’il y a tout un monde relié, celui de l’émotionnel que beaucoup ont mis en berne. Confondu là, sécurité intérieure avec froideur ou contenance émotionnelle.


La sécurité intérieure te permet de ne pas te perdre. D’être un pilier, un socle et d’accueillir des émotions ressenties sans flancher, être capable de les traverser. Mais elle ne sert pas à supporter l’incohérence. Elle sert à voir clair aussi et à choisir pour maintenir sa sérénité profonde.


Sécurité intérieure = Je sais revenir à moi, je sais me sécuriser seul.


Sécurité relationnelle = Je peux me détendre avec l’autre.


On peut avoir l’une sans l’autre. Etre profondément ancré en soi et sentir qu’un lien est instable. Et inversement : on peut être fragile intérieurement

mais tomber sur quelqu’un de très stable. Les deux dimensions sont indépendantes. Le système nerveux s’auto régule, se stabilise, mais s’adapte et se co régule avec l’autre aussi.


Le système nerveux ne délire pas. Il détecte l’imprévisibilité, les micro-variations de fiabilité, le flou et les incohérences. Un corps devient anxieux dans l’instabilité. Ce n’est pas de la fragilité. C’est biologique.


La sécurité relationnelle c’est la responsabilité de ses actes dans l’engagement, oser la parole, oser la vulnérabilité, oser l’inconfort et se sentir accueilli. Ce n’est pas une faiblesse. C’est un standard de se sentir calme avec l’autre, sa manière d’être et de faire. Et si quelqu’un met le lien en insécurité par incohérence répétée, ce n’est pas apprendre à devenir plus tolérant, c’est de regarder la réalité des faits et de choisir en conséquence.


La maturité relationnelle, c’est travailler sur ses blessures, prendre en compte l’impact de ses comportements. Vouloir quelqu’un de sécure, c’est être cohérent. La sécurité relationnelle se co-construit.


On ne peut pas exiger que quelqu’un soit régulé dans un lien où les règles changent, les intentions ne sont pas claires, où le à peu près est maintenu et où les actes contredisent les mots.


La sécurité intérieure est un jeu d’équilibre avec la sécurité relationnelle où le maître du jeu est ton système nerveux autonome. On ne peut pas demander à quelqu’un d’être stable dans un environnement instable.



 
 
 

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